Rien ne saurait mieux convenir à un pareil vaurien parlementaire que de lui donner l’occasion, tout au moins après compte, de justifier sa spéculation politique.

AH (P.211-212)

 

A un autre point de vue encore, il serait injuste de rendre la religion, en tant que religion, ou même l’Église, responsable des fautes de chacun.

AH (P.212)

 

En comparant la grandeur des organisations religieuses qu’on a devant les yeux avec l’imperfection ordinaire de l’homme en général, on doit reconnaître que la proportion entre les bons et les mauvais est à l’avantage des milieux religieux.

AH (P.212)

 

On trouve naturellement aussi dans le clergé des gens qui se servent de leur mission sacrée dans l’intérêt de leurs ambitions politiques, des gens qui, dans la lutte politique, oublient d’une façon regrettable qu’ils devraient être les dépositaires d’une vérité supérieure et non les protagonistes du mensonge et de la calomnie.

AH (P.212-213)

 

Aussi peu que l'on puisse condamner l’Église elle-même, quand un individu corrompu, revêtu de la robe de prêtre, commet un crime crapuleux contre les mœurs, aussi peu on devrait avoir le droit quand un autre, dans le nombre, souille et trahit sa nationalité, surtout dans une époque où on le voit tous les jours.

Reformulation - Gaspari KOMOL - AH (P.213)

 

Si tu te crois élu pour proclamer la vérité, fais-le ; mais aie alors le courage de le faire non pas par le détour d’un parti politique – ce qui est un subterfuge – mais en remplaçant le présent mauvais par ton avenir meilleur.

AH (P.214)

 

En aucun cas, n’essaie d’obtenir par la voie détournée d’une organisation politique ce que tu n’oses point revendiquer, la visière relevée.

AH (P.214)

 

Les partis politiques n’ont rien à voir avec les questions religieuses, on ne doit pas mêler la religion à la lutte des partis politiques.

AH (P.214)

 

Quand des dignitaires de l’Église se servent d’institutions ou même de doctrines religieuses pour porter atteinte à leur race, on ne doit jamais les suivre dans cette voie, ni les combattre par les mêmes armes.

AH (P.214)

 

On réussit, il est vrai, à arracher à l’Église environ cent mille membres, mais sans qu’elle en ait éprouvé grand dommage. Elle n’eut pas à verser de larmes en voyant partir ces « brebis » perdues : elle ne perdit que ce qui, intérieurement, ne lui appartenait plus entièrement depuis longtemps.

AH (P.215)

 

Rien n’est aussi dangereux pour un parti politique que de se laisser diriger dans ses décisions par des hâbleurs neurasthéniques qui entreprennent tout et qui n’atteignent jamais leurs buts.

AH (P.216)

 

On n’étudie pas l’histoire pour oublier ses leçons, ou bien pour penser que leurs vérités séculaires peuvent ne plus être appliquées parce que la situation actuelle est tout autre ; on l’étudie pour en retirer des enseignements pour le présent.

AH (P.216 et 217)

 

La bonne volonté ne peut pas excuser l'incapacité pratique.

AH (P.217)

 

En général, l’art de tous les vrais chefs du peuple de tous les temps consiste surtout à concentrer l’attention du peuple sur un seul adversaire, à ne pas la laisser se disperser. Plus cette assertion de la volonté de combat d’un peuple est concentrée, plus grande est la force d’attraction magnétique d’un pareil mouvement, plus massive est sa puissance de choc.

AH (P.217)

 

L’art de suggérer au peuple que les ennemis les plus différents appartiennent à la même catégorie est d’un grand chef.

AH (P.217)

 

La conviction que les ennemis sont multiples et variés devient trop facilement, pour des esprits faibles et hésitants, une raison de douter de leur propre cause.

AH (P.217)

 

Aussitôt que la masse se voit en lutte contre beaucoup d’ennemis, elle se pose cette question : est-il possible que tous les autres aient vraiment tort et que, seul, notre mouvement soit dans son droit ?

AH (P.217)

 

Il faut toujours mettre dans le même tas une pluralité d’adversaires les plus variés, pour qu’il semble à la masse de nos propres partisans que la lutte est menée contre un seul ennemi.

AH (P.218)

 

On ne peut pas arriver à une analyse scientifique sérieuse avec des motifs superficiels.

Reformulation - Gaspari KOMOL - AH (P.220)

 

Cette façon de ne faire les choses qu’à moitié peut réduire certains mouvements au néant.

AH (P.221)

 

Puisse le sort épargner de ma vue toutes les choses que j'espère encore pouvoir éviter.

AH (P.222)

 

Plus je m’occupe des questions de politique étrangère, plus mes convictions prennent racine.

AH (P.224)

 

Bacille dissolvant de l’humanité.

AH (P.226)

 

Leurrer encore d’un semblant d’existence.

AH (P.226)

 

Je veux être de ceux qui ont le bonheur de vivre et d’agir à la place d’où doit venir la réalisation du vœu le plus ardent de leur cœur.

AH (P.227)

 

Je ne sais pas quelle aurait été mon attitude envers certains individus, envers certains concepts, ..., si un capital d’opinions personnelles ne s’était amassé en moi, en partie sous la pression du destin et grâce à mes études personnelles.

AH (P.228-229)

 

* * *

 

Chapitre IV: Munich

 

* * *

 

On pense parfois pouvoir remplacer par de l’amabilité ce qui manque de sincérité.

AH (P.233)

 

La population de l’Allemagne augmente chaque année de près de 730 000 âmes. La difficulté de nourrir cette armée de nouveaux citoyens doit s’accroître d’année en année et finir un jour par une catastrophe, si on n’arrive pas à trouver les voies et moyens de prévenir en temps utile ce danger de famine. On pourrait restreindre artificiellement l’accroissement des naissances et prévenir ainsi le surpeuplement, même si la nature elle-même prend soin de limiter l’accroissement de la population en soumettant l'individu à des épreuves et des privations.

AH (P.238-239)

 

L’homme ne peut braver qu’un certain temps la loi éternelle selon laquelle l’espèce se perpétue, et la revanche vient tôt ou tard.

AH (P.240)

 

Une race plus forte chassera les races faibles, car la ruée finale vers la vie brisera les entraves ridicules d’une prétendue humanité individualiste pour faire place à l’humanité selon la nature, qui anéantit les faibles pour donner leur place aux forts.

AH (P.240-241)

 

Quiconque veut donc assurer l’existence d'un peuple, en limitant volontairement l’accroissement de sa population, lui enlève par là même tout avenir.

AH (P.241)

 

Les besoins croissent en général plus vite que le nombre des habitants.

AH (P.241)

 

Les besoins des hommes en nourriture et vêtements augmentent d’année en année, et ne sauraient déjà plus être comparés à ceux de nos devanciers d’il y a quelque cent ans. Il est donc fou de penser que chaque augmentation de la production autorise l’hypothèse d’un accroissement de la population.

AH (P.241)

 

Les choses sont telles que, à notre époque, il y a encore d’immenses étendues de sol inutilisé, sol qui n’attend que d’être exploité. Et il est sûr aussi que ce sol n’a pas été conservé par la nature comme territoire réservé dans les temps à venir à une nation ou à une race déterminée. Il est certain, au contraire, qu’il est destiné au peuple qui aura la force de le prendre et l’activité nécessaire à son exploitation.

AH (P.243)

 

La nature ne connaît pas de frontières politiques. Elle place les êtres vivants les uns à côté des autres sur le globe terrestre, et contemple le libre jeu des forces.

AH (P.243)

 

Si un peuple se cantonne dans la « colonisation intérieure », tandis que d’autres races s’implantent sur des parties toujours plus étendues du globe, il sera forcé de recourir à la limitation volontaire, alors que les autres peuples continueront encore à s’accroître en nombre.

AH (P.243-244)

 

Les races de plus haute civilisation, mais moins dépourvues de scrupules, doivent déjà réduire, par suite de leur territoire limité, leur accroissement à un moment où des peuples de moins haute civilisation, mais plus brutaux de nature, se trouvent, grâce à de vastes territoires de peuplement, en mesure de se développer en nombre sans souci de limitation. En d’autres termes, il adviendra qu’un jour le monde sera aux mains d’une humanité de moins haute culture, mais plus énergique.

AH (P.244)

 

Personne ne peut mettre en doute que l’existence de l’humanité ne donne lieu un jour à des luttes terribles.

AH (P.245)

 

L’humanité a grandi dans la lutte perpétuelle, la paix éternelle la conduirait au tombeau.

AH (P.246)

 

 

L’importance territoriale d’un pays est, à elle seule, un facteur essentiel de sécurité extérieure. Plus est grand le territoire dont dispose un peuple, plus est grande aussi sa protection naturelle

AH (P.247)

 

L’importance territoriale proprement dite d’un État est ainsi, à elle seule, un facteur du maintien de la liberté et de l’indépendance d’un peuple ; tandis que l’exiguïté territoriale provoque l’invasion.

AH (P.247)

 

Beaucoup de nos maux actuels ne sont que la conséquence du rapport faussé entre les populations urbaine et rurale.

AH (P.249)

 

Une solide souche de petits et moyens paysans est aussi la seule solution qui assure à une nation son pain quotidien dans le cadre d’une économie fermée.

AH (P.249

 

Cameroun.

AH (P.249)

 

Il n’est pas permis, de se laisser écarter par des frontières politiques.

AH (P.250)

 

Si cette terre a réellement assez de place pour la vie de tous, qu’on nous donne donc le sol qui nous est nécessaire pour vivre.

AH (P.250)

 

Ce qui est refusé à la douceur, il appartient au poing de le conquérir.

AH (P.250)

 

Une résolution une fois prise exige ensuite que l’on s’y consacre exclusivement.

AH (P.252)

 

Ce n’est pas avec des demi-mesures et des hésitations que l’on réalise une tâche qui demande toute la volonté et toute l’énergie de chacun.

AH (P.252)

 

C’est d’un œil froid et calme qu’il faut considérer la course aux armements.

AH (P.252)

 

Aucun sacrifice ne devrait être trop grand.

AH (P.253)

 

Bien des hommes apprennent l’histoire sans y rien comprendre.

AH (P.259)

 

Mieux que l'Angleterre, aucun peuple n’a mieux ni plus brutalement préparé ses conquêtes économiques par l’épée, et ne les a défendues ensuite plus résolument.

AH (P.259)

 

La solidité d’une alliance tend à diminuer dans la mesure où elle se réduit de plus en plus au maintien d’un état de choses existant.

AH (P.263)

 

* * *

 

Les triomphes de la technique et de l’industrie, les succès grandissants du commerce, nous font oublier de plus en plus que tout cela n’est possible qu’avec, comme condition préalable, un État puissant.

AH (P.269)

 

L’État n’a rien à faire avec une conception économique ou un développement économique déterminé ! Il n’est pas la réunion de parties contractantes économiques dans un territoire précis et délimité, ayant pour but l’exécution de tâches économiques ; il est l’organisation d’une communauté d’êtres vivants, pareils les uns aux autres au point de vue physique et moral, constituée pour mieux assurer leur descendance, et atteindre le but assigné à leur race par la Providence. C’est là, et là seulement, le but et le sens d’un État. L’économie n’est qu’un des nombreux moyens nécessaires à l’accomplissement de cette tâche.*

AH (P.269)

 

Les peuples qui ont la faculté de se glisser comme des parasites dans l’humanité, afin de faire travailler les autres pour eux sous différents prétextes, peuvent former des États sans que le moindre territoire délimité leur soit propre.

AH (P.270)

 

L’État est un organisme racial et non une organisation économique, différence qui est aussi grande qu’elle reste incompréhensible surtout pour les soi-disant « hommes d’État » contemporains.*

AH (P.271)

 

Le sacrifice de l’existence individuelle est nécessaire pour assurer la conservation de la race.

AH (P.271-272)

 

Le fait que la force intérieure d’un État ne coïncide que très rarement avec le prétendu épanouissement économique, montre, de façon éclatante, combien les qualités constructrices et conservatrices des États sont peu liées à l’économie.

AH (P.272)

 

La croyance à la force économique pour la fondation ou la conservation des États paraît surtout incompréhensible, quand on la rencontre dans un pays où l’histoire à chaque pas démontre le contraire d’une façon claire et répétée.

AH (P.273)

 

Ce ne sont pas les qualités matérielles, mais les seules vertus morales qui donnent les moyens de fonder un État.

AH (P.273)

 

Toutes les fois que l’économie seule a occupé la vie de notre peuple et a fait sombrer les vertus idéalistes, l’État s’est effondré et a entraîné en peu de temps l’économie dans sa perte.

AH (P.274)

 

On ne meurt pas pour une affaire, mais pour un idéal.

AH (P.274)

 

L’homme, à partir du moment où il lutte pour un intérêt économique, évite la mort autant qu’il peut, car celle-ci le priverait pour toujours de jouir du fruit de la victoire.

AH (P.275)

 

Le souci du salut de son enfant transforme la mère la plus faible en une héroïne.

AH (P.275)

 

 

Chapitre V

 

 

La guerre mondiale

 

 

 

Ce qui semble être une paresseuse langueur, est peut-être le calme avant la tempête.

AH (P.283)

 

Cette terne et accablante chaleur qui annonce habituellement l’ouragan.

AH (P.283)

 

Le ciel donne enfin un libre cours à la fatalité que rien ne peut plus arrêter.

AH (P.283)

 

Toute tentative de sauver la paix conduit à remettre la guerre à une époque encore plus défavorable.

AH (P.286)

 

Ceux-là précisément qui aujourd’hui maudissent le plus les débuts de la guerre et donnent les plus sages avis, sont ceux dont l’action devait le plus fatalement pousser à cette guerre.

AH (P.287)

 

 

* * *

... Suite

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